…en Bohème du sud (eh oui on n’arrête plus).
La semaine dernière mon tandem (il m’apprend le tchèque et je lui apprend le français), nous a proposé à ma coloc’ et à moi, de partir avec lui et sa petite
amie allemande en Bohème du Sud. Nous devions nous rendre dans une petite ville où est situé un pub très réputé, pour voir jouer un groupe d’amis à lui.
Que l’aventure commence !
Il faut préciser que pour parcourir environ 200km il nous a fallu environ 4h (bon je compte les 30 min de repas). C’est
parce qu’on n’emprunte pas l’auroute, ça coûte trop cher, et que dans les petites routes…nous nous sommes perdus !
Enfin arrivés dans le village en question, d’ailleurs je ne pense pas qu’on puisse réellement appeler ça un village : car il y avait quelques maison, quelques personnes, des chiens et des cerfs (The father of Bambi en anglais, parce que NON je n’avais pas mon dictionnaire avec moi).
Donc pendant la soirée, nous avons pu assister à un spectacle très sympathique : c’est entre le théâtre et la
musique, ça ressemble à ce qu’on peut voir aux Tombées de la Nuit pour les
amateurs ;) le seul bémol est qu’on ne comprenait pas l’humour puisque c’était en tchèque, mais la gestuelle et les intonations nous donnaient quand même une bonne idée de ce dont il s’agissait. Nous avons donc passé une très bonne
soirée où on a goûté un VRAI goulash, un bon cette fois-ci, pas une pâle imitation à base de sauce sucrée, et puis un Kinder
surprise( je sais ça n’a rien de traditionnellement tchèque mais c’était marrant de se trouver dans le … .. … .. ….. où tout est purement tchèque, où il faut préciser en avance si on y
mange car il n’y a pas de magasin à proximité et de pouvoir y savourer un Kinder surprise) !
Cette nuit là nous étions logés dans une école, d’ailleurs Petr, mon tandem, avait bien pris soin de ses trois demoiselles en allant régulièrement entretenir
le feu afin que la chambre soit à la bonne température pour dormir.
A la fin de la soirée nous avons donc pris le petit chemin dans le noir complet, ce qui nous permettait de très bien voir les étoiles : c’est vraiment très
appréciable…par contre les bruits de bêtes sont moins appréciables… on aurait dit un cheval ou un cochon, mais qui fait plus peur !
Donc nous arrivons dans l’école et là : ça n’est pas une école, c’est un vieux bâtiment tout pourri, abandonné qui fut un jour une
école. Franchement: aucun mot ne peut décrire ça ! Les murs s’effritent de partout, le fenêtres sont toutes cassées, il y a de la terre qui vient d’on ne sait où et le PIRE : dans la pièce où nous dormions : des centaines
de… MOUCHES ! Oui des mouches, mortes ou vivantes, qui volaient ou qui polluaient le sol… J’ai bien cru que j’allais dormir avec la bombe
insecticide dans les mains (même si je reconnais qu’il ne faut pas utiliser ce genre de produit…en temps normal, non non!)
Dans une petite « commode » si on peut encore appeler ça comme ça, nous avons trouvé plein de livres éducatifs datant de la période communiste (j’aurais d’ailleurs peut-être dû en prendre un ou deux pour les ramener) certaines déchiquetés = souris d’après Clémence. Ne parlons même pas du poêle à bois dont la fumée s’échappait, et mon tandem qui nous informe que « Jusqu’ici personne n’en est mort donc on devrait tenir la nuit ».
Inutile de vous préciser qu’on a eu un gros fou rire en voyant ça ! Ah elle fut folklorique cette soirée, c’est le
moins qu’on puisse dire.
Le lendemain, nous avons cherché une supérette dans les environs pour essayer de trouver quelque chose à manger…et par miracle, même dans un coin aussi perdu, nous en avons trouvé une d’ouverte…le dimanche…heureusement qu’on avait la voiture (c’était quand même à 10km).
Et il s’est avéré que la bête qui faisait tant de bruit, c’était « The father of Bambi ». Nous avions en effet croisé quelques élevages de cerfs dans ce coin, la région doit en être assez chargée.
Mais depuis que j’ai failli me faire écraser par l’un d’entre eux à Sumava, je les aime mieux de loin, de très loin.
Hélène